inspirations
Il y a deux péchés humains capitaux d’où tous les autres découlent : l’impatience et la nonchalance. C’est à cause de leur impatience qu’ils ont été chassés du Paradis, c’est à cause de leur nonchalance qu’ils n’y retournent pas. Mais peut-être n’y a-t-il qu’un seul péché capital : l’impatience. C’est à cause de leur impatience qu’ils ont été chassés du Paradis, c’est à cause de leur impatience qu’ils n’y retournent pas.
Franz Kafka, Cahier in octavo
pour un autre quotidien
A quoi bon un journal culturel en temps de détresse ?
.............et nous y sommes, ou pas loin........................
..............certains déjà en plein dedans.........................
C'est la question à laquelle nous essayons d'apporter une réponse positive dans chaque numéro.
art
Hiraga est né et a été diplômé de l’Université de Tokyo en 1956. Il a poursuivi la peinture en tant qu’artiste autodidacte et, en 1964, a remporté le Grand Prix de la Troisième Exposition Nationale des Jeunes Artistes au Japon, ce qui lui a permis de s’installer en France. Il a vécu à Paris de 1965 à 1977, ville alors marquée par des mouvements émergents tels le Pop Art et la Figuration Narrative.
La Galerie Maubert présente, du 19 février au 4 avril 2026, Philippe Gronon au sein de la galerie. Initiant une nouvelle collaboration, Manipulations réunit des photographies issues de plusieurs séries emblématiques et dévoile des objets marqués par l’usage, la trace et le déplacement au service, d’une picturalité assumée : surfaces de travail, dispositifs, techniques, éléments scéniques, supports de transmission ou de transformation.
images
Les années 1960 et 1970 ont été une période d'une intensité inimaginable en termes de changements sociaux et politiques au Japon. Les souvenirs de la guerre étaient encore frais et douloureux. Cette expérience douloureuse et cathartique, qui a notamment vu le Japon subir les deux seules utilisations de la bombe atomique dans l'histoire de la guerre, a bouleversé toute la structure de la société japonaise.
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photographie
« La vie, c’est la plage », dit-on. En tant qu’expression, cela renvoie à l’idée que la vie est facile et insouciante, mais nous savons bien que ce n’est pas tout à fait vrai. Et si l’on inversait cette expression ? La plage, c’est la vie. Pour le photographe brésilien Rodrigo Koraicho, la plage est une scène sur laquelle tout se joue. « Sur la plage, on voit l’humanité à nu — au sens propre comme au figuré. On y voit la vulnérabilité et l’audace, le désir et la déception, la nature et l’instinct humain, tout cela simultanément », explique-t-il.
Enfant unique née sous la politique de l'enfant unique en Chine, Zihan Wei utilise l'esthétique de l'instantané pour explorer la photographie en tant que langage de l'intimité et de la connexion afin de forger une nouvelle relation avec ses parents. Et c’est loin d’être triste.
musique
Replonger dans la discographie des Banshees de Siouxsie n’est pas forcément le premier réflexe de l’amateur de rock qui n’y voit souvent que les oripeaux et le lipstick de la chanteuse gothique de référence ; quand le vrai propos est ailleurs. Ce que démontre habilement Dear Prudence, le volume 19 de la série seveninches des éditions Le Boulon, sous la plume de Philippe de Guilhermier.
D’une sombre actualité reste le rock de Kim Gordon. A vouloir prendre en compte le monde - et surtout la décrépitude Maga des USA - , elle réussit, une fois encore, l’actualisation de l’idiome rock pour en faire perdurer la culture qui parle encore à nombre d’entre nous. Parlons de brouillard unifié qui lie techno, hip-hop, rock pour un album court où le morceau le plus long ne fait pas plus de 3, 40 ‘. Condensé, concentré, et nous voilà convaincu avec cet album qui s’impose encore à de multiples carrefours pour dire le ressenti d’une femme qui a toujours suivi sa voie/voix. Regarder à l’image d’une chaîne d’infos X ou bol à raie un sombre crétin comme Julien Odoul en l’écoutant reste assez savoureux…
Après avoir s’être longuement époumoné de rage sur les Red Hot, retrouver Nick Cave chanter sur Honora, premier album de Flea des mêmes Red Hot Chili Peppers a de quoi surprendre. Sauf que, refaisant le génial coup de Costello pour Shipbuilding avec Chet Baker et Robert Wyatt, on y trouve avec leur version du Wichita Lineman de Jimmy Webb et Glen Campbell, le tube millésimé de ce printemps qui voit le Rassemblement des Niais monter en farce. Au procès Marine, au procès…
in the mix
science-fiction
Ambitieuse et foisonnante, redoutable dans ses détails comme dans ses implacables non-dits, très russe et très universelle, une trilogie post-apocalyptique de référence.
livres
Plomb, le premier roman de Timothée Zourabichvili, fait assurément partie de ces rares surprises dont a grandement besoin la littérature contemporaine. Non content de travailler une matière en apparence raréfiée (un jeune homme et une jeune femme dans leur brutale nudité et leur descente aux enfers), un décor minimaliste (une chambre, une rue, un terminus de bus…), un dialogue impossible, il enferme le lecteur dans les têtes tantôt crispées tantôt en vrac de ses deux protagonistes.
J'ai donc attendu un an pour lire Triste Tigre de Neige Sinno, afin d'y entrer sans trop ressentir la pression et l'attention dont ce livre a bénéficié. C'est un livre exceptionnel, à bien des égards, car s'il tente de baliser un drame qui au-delà de ses particularités est universellement répandu, il n'en reste pas moins que, par sa forme et son ton, il atteint admirablement sa cible. Sa cible? Oui, autrement dit: nous, ceux et celles qui lisent Triste Tigre. Mais ce texte n'a rien d'une flèche, ou plutôt c'est une averse de flèches, comme autant de questions lancées dans le vide de notre sidération et de notre épouvante.
cinéma
Oui est un cri de rage et de fiel à s’en crever les yeux et les oreilles. Israël y est plus que jamais le réel à l’excès qui soumet qui y vit à en rejoindre l’hystérie et d’en vomir l’apocalypse avec l’ironie pour unique catharsis. Mais c’est pour mieux s’aveugler des impasses du hurleur de fond qui n’entend pas que les poèmes d’espérance profanés par la pornographie du présent le sont en fait depuis l’origine.
Si vous étiez à Paris pendant les vacances, et intéressés par le cinéma, vous avez pu avoir la chance de passer quelques heures en compagnie d’Orson Welles, le plus grand des metteurs en scène. Sinon rassurez-vous, l’exposition dure jusqu’à mi-janvier prochain.
bd & mangas
Déjà ciblé par des insultes depuis quelques mois, à la suite d’un dessin de presse autour du meurtre du militant d’extrême droite Quentin Deranque et de sa récupération politique, Bésot reçoit des menaces de mort.
Avec un dispositif très graphique, la dessinatrice aborde l’inceste et les violences sexuelles dans le cadre familial. Un livre pour représenter le poids du silence et de la culpabilité qui pèse sur l’enfant abusé mais aussi la difficulté à identifier, comprendre ou en parler au sein de la famille qui voit la personne abusive sous un autre angle.
architecture
Sanjay Puri Architects présente The Forest, un projet de développement à haute densité en République démocratique du Congo. En raison des règles en vigueur régissant les zones bâties, ce projet nécessitait une tour verticale puisque le rapport de la surface bâtie autorisée est de 9 fois la superficie du terrain.
style
Frida Kahlo est devenue une icône très people ces dernières années. Une apparence dépouillée de son contenu. Pour conjurer les dangers de cette “appropriation culturelle” typique de notre époque, nous avons choisi cette pièce faite main de sa collection. Selon toutes les apparences, elle était bien communiste. Nous le rappelons.
Des têtes, des yeux et des mains désincarnés côtoient des arbres grêles, des libellules et des fleurs éclatantes dans les œuvres inspirées de l'art populaire de Michael McGrath.
La Nuit, c’est un magazine culturel multimédia de 200 pages qui profite des possibilités offertes par l’internet pour faire de chaque numéro un voyage. Elle se lit comme un magazine, en pages plein écran. Ces numéros sont réservés aux abonnés. Pour vous en donner un aperçu, quelques pages du numéro 1.
nous
Tout journal est politique. Celui que nous faisons ne se cache pas cette évidence. Son existence, qui n'était pas donnée, car personne ne nous a invités, est déjà en elle-même un fait politique. Nous faisons irruption. Nous entrons par effraction dans le champ bien gardé des opinions bonnes à entendre. Sachant qu'exister, c'est résister, nous avons fait le choix d'exister. Or choisir est l'acte politique même.






