Depuis le 11 janvier dernier, j'ai rejoint les éditions Inculte en tant qu'éditeur associé. En gros, je dois apporter des projets et les suivre, essentiellement dans le domaine français. C'est la première fois de ma vie que je travaille dans un bureau autre que le mien, et je découvre donc la vie de bureau.
Read MoreJ’imagine leur petite satisfaction intérieure, quand ils se disent : au moins, il n’y aura pas d’après, ce sera juste une très lente relaxation du maintenant, au pire on aura qu’à agiter le grand épouvantail du deuil national pour empêcher les mécontents de la ramener. On ne passera pas de l’état d’urgence à l’urgence de changer l’Etat, ouf. On baissera les amendes, le périmètre de jogging sera agrandi, les gens pourront entrer à deux puis trois puis quatre dans les boulangeries, les librairies lèveront de quelques centimètres par jour leur rideau de fer, on vendra deux fois moins cher le coffret dvd de Grey’s Anatomy, etc. On ne laissera pas dire, pas faire, pas penser, pas circuler – enfin, pas comme ça. Il faudra la jouer subtile. Humble. De toute façon, on va leur demander de redresser l’économie, alors ils auront autre chose à faire que nous chercher des noises…J’imagine – aussi – leur étonnement si ça ne se passe pas tout à fait comme ça.
Read More"La plus grande affaire est de mourir et nous n'en connaissons pas une lettre", écrivait Pierre Jean Jouve dans Noces. A défaut d'une lettre, donc, gardons l'esprit, l'esprit de la lettre… L'écrivain Marcel Moreau est mort la semaine passée, à Bobigny. Voici le feuilleton que je consacrais dans Le Monde des Livres à son ouvrage A dos de dieu, ou l'Ordure lyrique .
Read MoreOn devine que ce cahier, il a fallu s’en saisir à mains nues et rageuses. Claro
Read MoreQu'est-ce qu'un traducteur ? Une girafe en quête de paille? Un miroir à double fond ? La semaine et le dimanche? Une nuit qui porte cochère? Le rébus expliqué aux sourds? Chacun a sa petite idée.
Read MoreLe gouvernement « laisse » les gens s’amasser, défiler, partager – en fait, il les "invite" à le faire – et ce afin que tous puissent confirmer qu'il a su « rassembler » autant que le défunt. Ce fantasme du rassemblement est d’autant mieux servi qu’il porte son dévolu sur des figures à la fois abstraites – l’écrivain, le chanteur, chacun étant censé représenter respectivement la langue (littéraire) et la musique (populaire) – et des individualités concrètes – deux personnages médiatiques, ayant joué et assumé leur propre rôle au risque d’une caricature qui finalement s'est révélée profitable à tous les niveaux, en ce qu’elle les rendait plus identifiables.
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